Compétence : Ecrire son prénom
Définition de cette compétence |
Connaissance
d’éléments isolés : -
Entrée
dans le principe alphabétique : *
les lettres de l’alphabet : forme/nom -
Maitrise
du geste : *
les formes particulières qui permettent de reproduire chaque lettre |
Savoir faire : -
Entrée
dans le principe alphabétique : *
Reconnaitre une lettre en fonction de sa forme et de son orientation -
Maitrise
du geste : *
reproduire les formes particulières qui permettent de réaliser la graphie de
chaque lettre en respectant leur liaison et leur orientation |
Attitude : -
Esprit
critique pour distinguer les formes et les orientations -
Acceptation
de l’erreur |
Compétences
préalables installées : -
Entrée
dans le principe alphabétique : *
les lettres sont les éléments qui permettent d’écrire un mot ; le mot
est un élément signifiant *
la place de la lettre est pertinente et détermine le sens du mot -
Maitrise
du geste : *
la liaison et l’orientation des formes déterminent leur pertinence ( b/d – p/q ) |
Univers de référence : lien entre la forme, le signe et la
signification : liaison entre la lettre et le mot affect sur la notion de l’identité :
prise de conscience de la personnalisation du mot Si des
compétences préalables ne sont pas installées il y a un risque que l’enfant
ne réalise pas la liaison entre le principe alphabétique et la maitrise du
geste. Il réalisera
donc un geste dont il ne percevra pas la signification et prendra des
habitudes de reproduction de formes qu’il aura ensuite du mal à évoquer sur
d’autres bases quand il commencera à entrer dans le code de l’écrit. Il
construira une image mentale de la lettre qui sera celle d’un dessin et non
d’un signe. C’est à ce titre
que la pertinence du choix de la majuscule d’imprimerie peut être interrogé quand on demande à un enfant «
d’écrire » son prénom. La majuscule
possède un statut dans notre écriture : elle permet de situer le nom
propre ou la première lettre du premier mot dans une phrase. Notre écriture
quand elle est lue, est le plus souvent réalisée en script ; quand elle
est réalisée pour produire un écrit , elle est, soit
réalisée en écriture cursive, soit tapée sur un clavier . La validation
de cette compétence peut être réalisée quand l’enfant écrit correctement
son prénom de lui même dans des situations qui ne relèvent pas d’un
savoir faire reproduit (
mettre son prénom sur
une feuille ) mais dans une situation ou cette écriture prend tout son
sens : signature d’une carte , d’une lettre. |
Le prénom est un mot particulier |
Cette
particularité du prénom est à travailler et à souligner. Il est à la fois
nécessaire de relier le prénom à la catégorie : mot, et en même temps
d’énoncer en quoi il est particulier : un mot qui désigne une personne
particulière et distincte. Il est donc
intéressant d’opérer un transfert de l’écriture des lettres pour d’autres
prénoms et de montrer en quoi l’écriture de ces mêmes lettres permet
d’écrire des mots qui ne sont pas des prénoms. |
Construction de la compétence Activités possibles pour aider l’enfant à construire un
rapport à son prénom qui soit basé sur un lien entre l’entrée
dans l’écrit et l’écriture de son prénom |
1 – Entrée dans l’écrit : Connaissance
des lettres ( en lien avec le mot) Matériel : * lettres en
bois, plastique qui permettent de prendre la forme de la lettre en main * modèle de
l’écriture du prénom déjà reproduit sur une feuille pour servir de référence
à chaque enfant Langage de
l’enseignant : nommer
les lettres Dire aux enfants
qu’ils vont chercher les lettres qui servent à écrire leur prénom ;
qu’elles ne sont pas toutes « pareilles », qu’il faut observer leur forme et qu’elles
ont chacune un nom ; que tout le monde n’a pas besoin des mêmes lettres - Trouver la
première lettre de son prénom - Trouver la
dernière lettre de son prénom - Trouver toutes
les lettres de son prénom - Nommer une lettre , la montrer et demander aux enfants si elle se
trouve présente dans leur prénom ; la leur donner si c’est le cas pour
qu’ils puissent au fur et à mesure reconstituer leur prénom |
Savoir faire : Matériel : * lettres en
bois, plastique qui permettent de prendre la forme de la lettre en main * modèle de
l’écriture du prénom déjà reproduit sur une feuille pour servir de référence
à chaque enfant Langage de
l’enseignant : nommer les lettres – se référer à chaque
prénom en le situant souvent comme un mot Dire aux enfants
qu’ils vont chercher les lettres qui servent à écrire leur prénom ;
qu’elles ne sont pas placées n’importe où et n’importe comment
, qu’il faut observer leur forme et leur place , que chaque mot et
donc chaque prénom, est constitué sur la base de l’ordre des lettres. - Trouver toutes
les lettres de son prénom - Placer les
lettres de son prénom dans l’ordre sur la table en se référant au modèle qui
se situe sur la table au dessus de l’espace de reproduction - Placer les
lettres du prénom d’un camarade en se référant au modèle qui se situe sur la
table au dessus de l’espace de reproduction - L’enseignant
place les lettres d’un prénom en orientant une lettre de façon incorrecte. Il
est dit aux enfants qu’il y a une erreur et il est demandé aux enfants de
trouver l’erreur. Réaliser la même
situation sur plusieurs prénoms, plusieurs lettres. - L’enseignant
place les lettres d’un prénom en plaçant une lettre de façon incorrecte. Il
est dit aux enfants qu’il y a une erreur et il est demandé aux enfants de
trouver l’erreur. Réaliser la même
situation sur plusieurs prénoms, plusieurs lettres. - L’enseignant
place les lettres d’un prénom en ajoutant une ou plusieurs lettre.
Il est dit aux enfants qu’il y a une erreur et il est demandé aux enfants de
trouver l’erreur. Réaliser la même
situation sur plusieurs prénoms, ou en enlevant des lettres. L’enseignant
énonce alors ce qui est « écrit » pour souligner la différence
produite. |
Compétence préalable : Composer son prénom à partir de
lettres isolées à placer dans l’ordre Matériel : * lettres en
bois, plastique qui permettent de prendre la forme de la lettre en main - Composer son
prénom en choisissant les lettres qui sont nécessaires et en les plaçant dans
l’ordre pertinent, sans modèle de référence. Constat :
l’image mentale de référence est construite. |
Contrôles
possibles : sur feuille ( Consigne : dire et montrer ce qui est juste , ou : entourer, barrer) -
Reconnaitre
son prénom dans une liste de prénom -
Reconnaitre
son prénom dans une liste de propositions différentes de son écriture avec
des lettres orientées de façon incorrecte, avec
des lettres qui ne sont pas placées correctement avec
des lettres en trop avec
des lettres en moins |
Evaluation : Regarder avec
l’enfant et le faire parler . Il justifie ses choix
et explique pourquoi il a ou non, entouré, barré ce mot là. Cela permettra
d’entendre ses connaissances, ses éléments de référence. Lui apporter une
rectification , si nécessaire, en lui nommant
l’élément de distinction qui lui permettra de trouver la différence : il
y a une lettre qui n’est pas à sa place, laquelle ? Qui n’est pas
« dans le bon sens », laquelle ? Qui manque, qui est en trop… |
2- Maitrise du geste |
Matériel : * lettres en
bois, plastique qui permettent de prendre la forme de la lettre en main * modèle de
l’écriture du prénom déjà reproduit sur une feuille pour servir de référence
à chaque enfant Langage de
l’enseignant : nommer
les lettres ; trouver un vocabulaire pour décrire les éléments
graphiques et construire une « culture » de référence commune Dire aux enfants
qu’ils vont chercher à reproduire les
lettres qui servent à écrire leur prénom ; qu’elles ne sont pas toutes
« pareilles », qu’il faut
observer leur forme et qu’elles ont chacune un nom ; que tout le monde
n’a pas besoin des mêmes lettres. - Observer la première lettre de son prénom - Dire comment
elle est formée en nommant les éléments qui la composent : un grand trait , un morceau de rond et c… - Dire combien
il y a de morceaux - Dire comment
chaque morceau est attaché et où - Demander à
l’enfant de toucher la forme avec son doigt en situant un point de départ, un
sens, et une arrivée. - L’enseignant
place une lettre du prénom en plaçant
cette lettre de façon incorrecte. Il est dit aux enfants qu’il y a une erreur
et il est demandé aux enfants de trouver l’erreur. Réaliser la même
situation sur plusieurs lettres. - L’enseignant
place les lettres d’un prénom en ajoutant un ou plusieurs éléments qui ne sont
pas nécessaires à l’écriture de la lettre. Il est dit aux enfants qu’il y a
une erreur et il est demandé aux enfants de trouver l’erreur. Réaliser la
même situation sur plusieurs lettres. L’enseignant
énonce alors ce qui est « écrit » en nommant les éléments pour
souligner la différence produite. |
Savoir faire : Matériel : * lettres en
bois, plastique qui permettent de prendre la forme de la lettre en main * modèle de
l’écriture de la lettre déjà reproduit sur une feuille pour servir de
référence à chaque enfant Langage de
l’enseignant : nommer les lettres – se référer à chaque élément
qui la composent - Dire aux
enfants qu’ils vont écrire la première lettre de leur prénom ;, qu’il faut observer chaque élément, sa forme et comment
il s’attache . - Ecrire la
première lettre du prénom - Ecrire les
lettres de son prénom |
Compétence préalable : Ecrire son prénom à partir de
lettres isolées à placer dans l’ordre Matériel : * feuille de
papier ; crayon de bois gris , de préférence
ergonomique (
trois faces et assez
gros ) pour faciliter le placement
correct des doigts - Ecrire les
lettres de son prénom en réalisant les éléments graphiques qui sont
nécessaires et en les reliant dans l’ordre pertinent, avec modèle de
référence. Constat :
sans modèle de référence : l’image mentale de référence est construite. |
Contrôles
possibles : sur feuille ( Consigne :écrit les lettres de ton prénom) Faire varier l’espace : sans ligne ; avec une ligne dont la hauteur et l’espacement sont définis en fonction de la maitrise de l’enfant |
Evaluation : Regarder avec
l’enfant et le faire parler . Il justifie ses choix
et explique pourquoi il a ou non réalisé une forme correcte de cette lettre. Cela permettra
d’entendre ses connaissances, ses éléments de référence. Lui apporter une
rectification , si nécessaire, en lui nommant
l’élément de distinction qui lui permettra de trouver la différence : il
y a un élément qui n’est pas à sa place, lequel ? Qui n’est pas «
dans le bon sens », lequel ? Qui manque, qui est en trop… |
Le développement de la pensée
de l’enfant |
PS : L’enfant perçoit le
présent immédiat visible : la forme, l’élément isolé. La lettre n’est
encore qu’une forme ; le prénom n’est relié qu’à l’affect de l’enfant
lui même. Sa maitrise du
geste reste très fractionnée. Il ne possède pas encore d’intention préalable.
Il reproduit un élément graphique sans avoir pris conscience de ce qu’il faut vraiment faire pour cela. |
MS : L’enfant réalise une
association ; il peut relier deux éléments distincts . Il peut nommer une cause ou
une conséquence mais sans les relier . La lettre
commence à être perçue en lien avec un prénom particulier. La place de la
lettre peut être située dans l’ordre quand il prend les lettres les une après
les autres. Il n’y a pas encore de vision globale du mot parce que l’unité
« Mot » n’est pas encore construite. L’enfant ne peut pas encore
segmenter la chaine verbale en mots. Il ne peut donc pas relier l‘oral et l’écrit . Sa maitrise du
geste lui permet maintenant de relier des éléments et de percevoir la lettre
dans son ensemble. Il peut commencer à avoir une intention et décomposer un
geste pour obtenir une trace particulière. |
GS : L’enfant commence à
combiner sur la base de ce qu’il perçoit mais en faisant des liens
qu’il peut évoquer pour réfléchir à autre chose. Il peut relier une cause et
une conséquence. Il peut évoquer un possible. Le prénom
commence à être perçu comme un mot , souvent en lien
avec l’exemple du personnage d’une histoire. La segmentation
de l’oral commence à se réaliser quand il distingue et qu’il sépare de
lui-même les mots un par un, à l’écrit ou à l’oral. L’enfant prend conscience
de la lettre comme élément de référence de l’écrit .
Il la relie au mot. Quand il prend conscience de la pertinence du mot, il
commence à prendre des indices de référence en énonçant des syllabes ( morceaux de mots) et des lettres qui servent à l’écrire. Il commence
aussi à comprendre que l’écriture peut se réaliser dans trois registres. Il
perçoit l’organisation de l’écriture cursive quand il a pris des références
dans l’écriture script. Il peut avoir
des intentions précises et même un projet particulier qu’il peut énoncer
clairement. Il peut situer et expliciter les différences, les analogies et
les écarts. Sa maitrise du
geste lui permet alors de relier des lettres dans l’écriture cursive parce
qu’il sait les mettre en lien avec les lettres script. Il peut alors
distinguer l’attache de chaque lettre sans confondre le moment ou chaque
lettre commence ou s’arrête avec le moment où son crayon doit continuer à
relier les lettres. Il est alors capable
d’être vraiment en situation d’écriture. |